Bezout Étienne

Historique :

Etienne Bézout, mathématicien français, naquit à Nemours en 1730. Examinateur des gardes de la marine et de l'artillerie, il s'attaque à la résolution par radicaux de l'équation algébrique de degré n et utilise les racines n-ièmes de l'unité. En 1771, il montre que deux courbes algébriques de degrés m et n ont mn points communs. Il est décédé à Les Basses-Loges, près de Fontainebleau en 1783.

L'égalité de Bézout :

En algèbre :
Égalité dans K[X] selon laquelle, si P1, P2, P3, ...., Pn sont des polynômes de degré non nuls premiers entre eux (leurs seuls diviseurs communs sont les polynômes constants et leur PGCD le polynôme 1), il existe U1, U2, ...., Un polynômes de K[X] tels que


U1P1 + U2P2 + .... + UnPn = 1



En arithmétique :
Égalité selon laquelle si deux nombres a et b sont premiers entre eux, il existe des entiers u et v tels que au + bv=1 (u et v sont aussi premiers entre eux et le coupe (u ; v) n'est pas unique mais où les solutions sont de la forme : u + kb et v - ka pour toute valeur entière de k.

Le théorème de Bézout :

En algèbre :
Théorème relatif à l'élimination, selon lequel un système de 2 équations à 2 inconnues ( de degré respectif n et m) a nm solutions, en tenant compte de l'ordre de multiplicité des solutions et des solutions infinies.

En géométrie :
Théorème selon lequel 2 courbes algébriques planes, d'ordre n et p respectivement ont en commun np points, réels ou non, du plan arguésien, sauf si elles se décomposent et ont une partie commune.

Sources :

L'Encyclopédie Larousse
Dictionnaire de Mathématiques de Lucien CHAMBADAL