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Né le 2 novembre 1815 à Lincoln, Lincolnshire,
Angleterre Décédé le 8 décembre 1864 à
Ballintemple, County York, Irlande
Historique
Boole a fréquenté une petite école à Lincoln pour ensuite entrer
dans une école de commerce. Il a été initié aux mathématiques par
son père à un très jeune âge. Les intérêts de George se sont tournés
vers les langues et il reçut des cours de Latin d’un libraire du
quartier. Vers l'âge de 12 ans, George était devenu tellement habile
en Latin qu'il provoqua une dispute. En effet, il avait traduit une
ode du poète latin Horace. Son père en était tellement fier qu'il
décida de la publier. La traduction était tellement bien réussie
qu'un professeur du coin se demanda comment un enfant de 12 ans
avait pu écrire cela avec autant de talent.
Boole n'a jamais fait
d’études supérieures, mais dès l’âge de 16 ans, il fut assistant du
professeur à l’école. Tout en gardant son intérêt pour les langues,
il commença à apprendre les mathématiques par lui-même. Cependant,
Boole se rendra compte plus tard qu'il avait perdu 5 années à
essayer de s'enseigner à lui-même au lieu d'avoir un professeur
qualifié en la matière. Boole étudia les travaux de Laplace et de
Lagrange, faisant des notes qui plus tard s'avéreront la base de ses
propres traités mathématiques. Il reçut les encouragements de Duncan
Gregory qui était l’éditeur d'un journal de Cambridge portant sur
les mathématiques. Boole ne pouvait cependant pas suivre le conseil
de Duncan Gregory, qui était de poursuivre ses études à Cambridge,
car il devait gagner de l’argent pour nourrir ses parents. Boole
commença à rédiger des articles pour le journal de
Gregory. Gregory donna à Boole un intérêt pour l'algèbre. C’est
ainsi qu’une application de méthodes algébriques à la résolution
d’équations différentielles fut publiée par Boole. Grâce à cette
publication, il reçut la « Society’s Royal Medal ». Ces
travaux mathématiques commencèrent à lui apporter une sérieuse
réputation.
Travaux
En 1854, Boole publia « Une Investigation sur les Lois de
Vérité, sur lesquelles sont basées les Théories Mathématiques des
Propositions Logiques et des Probabilités ». Boole aborda la
logique d'une nouvelle façon en la réduisant à de l'algèbre simple.
De plus, il réussit à expliquer la relation entre les symboles
algébriques et les symboles logiques. Cette algèbre logique est dite
« Algèbre Booléenne ». Elle est maintenant utilisée dans les
commutateurs téléphoniques, les circuits électroniques, etc... Les
travaux de Boole ont été à la base de la révolution de
l'informatique d'aujourd'hui.
Boole a également travaillé sur les
équations différentielles dans son « Traité sur les Équations
Différentielles » publié en 1859. Il publia environ 50 articles
et fut le premier à étudier des propriétés de base des nombres, tel
la distributivité, qui a une grande importance en
algèbre.
Beaucoup de mentions furent attribuées à Boole lorsque
le génie de son travail fut reconnu. Il reçut les mentions d'honneur
des Universités de Dublin et d'Oxford et devint membre de la «
Royal Society ».
Boole enseigna au Queens College de 1849
jusqu’à la fin de ses jours et s’établit la réputation d'un éminent
et dévoué professeur. Sa carrière, qui avait commencé tardivement,
se termina prématurément avec le décès de Boole à l'âge de 49
ans.
Les circonstances de sa mort ont été décrites par
Macfarlane : « Un jour, en 1864, il marcha de sa
résidence jusqu'au Collège, une distance de 2 milles, sous une pluie
torride, et donna une conférence dans des vêtements trempés. Le
résultat fut une grosse fièvre qui affecta ses poumons et mit fin à
sa carrière. » Ce que Macfarlane oublie de mentionner
concernant la cause du décès de Boole, est que la femme de Boole
(Mary, la nièce de Sir George Everest qui donna son nom au mont
Everest) pensa que le remède devait ressembler à la cause du mal de
Boole. Elle mit donc son mari au lit et versa sur lui des seaux
d'eau, puisque sa maladie avait été causée par l'eau (de pluie).
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