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Leibniz Gottfried
Historique
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1646 : Naissance à
Leipzig (Allemagne)
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1661-1664 : A quinze ans, il connait les
langues anciennes, les littératures grecque et latine et la
scolastique, et lit les auteurs modernes, notamment Descartes qui
l'influencera beaucoup.
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1666 : Doctorat de droit à Leipzig (la
faculté lui refusa le grade de docteur en 1665 raison de son jeune
âge)
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1667-1671 Nuremberg. Alchimiste, juriste, et déjà " homme
universel "
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1672-1676 Paris. Etudie Pascal, invente à son tour
une machine à calculer.
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1673 : Londres. Il est élu à la Royal
Society. Découvre peu après le calcul infinitésimal, élabore une
théorie analogue à celle de Newton.
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1677-1714 : Hanovre. Écrit
beaucoup. Est au centre du mouvement des idées dans le monde
intellectuel européen. Mathématicien, philosophe, théologien,
linguiste, historien, géographe.
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1686 : Discours de métaphysique
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1699 : Admission à l'Académie des Sciences de Paris
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1703 :
Nouveaux essais sur l'entendement humain.
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1714 : Vienne.
Principes de la philosophie, Monadologie.
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1716 : Leibniz
meurt à Hanovre dans une totale solitude : seule l'Académie de Paris
lui rend hommage (éloge de Fontenelle en 1717).
Sa démarche est
à la fois celle d'un inventeur et celle d'un encyclopédiste. Esprit
scientifique, il croit dans le progrès des sciences non seulement
pour accroître le bien-être matériel des peuples, mais aussi pour
grandir l'homme en amour et en vertu. Il souhaite ouvrir la science
à tous et travaille à une encyclopédie, " inventaire de toutes les
connaissances acquises et mal rangées ", qui serait non seulement un
bilan des acquis, mais aussi le moyen d'aller plus loin. Dans
son oeuvre, les mathématiques sont autant objet d'étude en soi que
principe de la pensée et de l'organisation du monde :
" La
mathématique universelle doit traiter d'une méthode exacte de
détermination des choses qui tombent sous le pouvoir de
l'imagination : elle est, pour ainsi dire, une logique de
l'imagination. Ma métaphysique est toute mathématique. "
G.W.
Leibniz a esquissé le panorama de la recherche en informatique,
depuis les racines mathématiques et logiques de cette discipline
jusqu'au calcul et au raisonnement mécanisés.
La
querelle Newton / Leibniz
Les dernières années de
Leibniz sont assombries par la retentissante controverse avec Newton
sur l'antériorité de l'invention du calcul infinitésimal. Dès 1699,
Newton envoie une notification à la Royal Society accusant Leibniz
de plagiat. Il continue à oeuvrer dans l'ombre et à écrire contre
son collègue allemand jusqu'à ce qu'il obtienne de la Royal Society
un rapport officiel lui accordant le titre de " premier inventeur ".
Cependant le monde des mathématiques adoptera la notation de
Leibniz, encore usitée de nos jours, et sa dénomination de " calcul
intégral " : fy dy, pour l'intégrale, et dx, pour la
différentielle ( f désignant une somme, tandis que d représente une
différence).
Travaux
mathématiques
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Leibniz conçoit, à la même époque que
Newton, son calculus differentialis et son calculus
summatorius pour résoudre deux problèmes distincts et, pour lui,
inverses l'un de l'autre : celui des tangentes et celui des
sommations (c'est-à-dire de l'intégration). Ses conceptions sont
exposées dans deux mémoires publiés dans les Arta eruditorum
(1684 et 1686) et dans la correspondance qu'il entretient avec
les savants de son époque.
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Dans un système de coordonnées
cartésiennes, toute courbe s'exprime par une équation. On peut donc
se demander quelle direction doit suivre une droite pour que,
passant par un point de la courbe, elle y soit tangente : ce
problème revient, selon Leibniz, à calculer des différences
infinitésimales, puisqu'il est nécessaire de comparer
différentiellement un point de la courbe avec le point immédiatement
précédent.
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Inversement, si on connaît une formule exprimant la
variation de direction de la tangente à une courbe, il doit être
possible d'établir l'équation inconnue de cette courbe, sa "
fonction primitive ".
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La découverte de Leibniz est d'avoir vu que ce
deuxième problème revient à une rectification ou mesure d'un arc de
courbe.
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Le séjour donc Leibniz à Paris fut déterminant dans ses
recherches. Ainsi, l'impulsion de Huygens et ses conseils, la
lecture de Pascal (Traité des sinus du quart de cercle), et
l'étude des géomètres contemporains ont conduit Leibniz à voir dans
l'étude du triangle caractéristique l'outil essentiel pour résoudre
le problème des tangentes pour des courbes quelconques, puis à
concevoir la rectification des courbes comme un problème inverse du
premier.
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