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Viete François

Historique
François Viète est né en France, à Fontenay Le Comte, Poitou,
maintenant Vendée, en 1540, d'une famille aisée. Ses parents et ses
grand-parents avaient de nombreuses relations avec le gouvernement,
ce qui entraîna naturellement le jeune homme vers une carrière
politique : il fit des études de loi et très vite rencontra des
personnalités qui l'aidèrent. D'autre part, il commença à
s'intéresser aux mathématiques qu'il considérait seulement comme
passe-temps et écrivit quelques traités.
En 1573, le roi Charles
IX le nomma conseiller au parlement de Bretagne. Cependant, il y
séjourna très peu de temps occupé par ses travaux de mathématiques
et les missions confidentielles que lui confiait le roi. En 1585, il
est démis de ses fonctions dûes à un conflit entre familles dans
lequel il se sentait très impliqué, étant proche d'une fille d'une
des familles. En 1589, il est appelé comme conseiller privé au
roi Henri III. Ce dernier mourant quelques temps plus tard, il
devint maître des requêtes d'Henri IV, membre du cabinet privé du
roi et membre du parlement de Paris. Pendant la guerre d'Espagne,
ses talents de mathématicien seront mis en oeuvre, puisqu'il décoda
les lettres ennemies interceptées. Il meurt à Paris, le 23 février
1603.
L'apport du travail de François Viète
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Pendant l'antiquité, notamment chez les grecs, un usage
systématique des lettres en géométrie pour désigner des
indéterminées comme des points ou des droites était commun.
Cependant, on se servait des lettres en tant que noms d'objets, mais ensuite, on
ne faisait plus rien de ces symboles. Du coté
de l'arithmétique, des symboles sont très anciens : signes pour
l'addition et la soustraction chez les Égyptiens par exemple. En
algèbre, l'usage des lettres est apparue au début du XVIème siècle.
L'utilisation des lettres majuscules A, B, C ... apparaît comme une
innovation capitale dans l'histoire des mathématiques. Le
grand mérite de Viète est de réunir la méthode traditionnelle en
géométrie et la méthode nouvelle en algèbre : il désigne par des
lettres, les inconnues et les coefficients indéterminés. Les
grandeurs connues indéterminées sont des consonnes B, C, D ... et les
inconnues des voyelles A, E, I ... Les problèmes du second et
troisième degré sont ainsi plus facilement résolus. La dernière
proposition du traité de Viète donne une relation entre les
coefficients et les racines. Il en profite pour fixer définitivement
la notation racine carrée : 
-
D'autre part,
il démontre qu'un nombre négatif multiplié par un nombre négatif est
égal à un nombre positif. Viète travaille aussi en géométrie, sur la
trisection de l'angle et calcule brillamment le nombre Pi jusqu'à la
neuvième décimale grâce à la formule :

Les
oeuvres de
mathématiques de Viète inspireront ses contemporains mathématiciens. Notamment René Descartes qui désignera
quelques temps plus tard les inconnues non plus comme des voyelles
mais comme les dernières lettres de l'alphabet x, y,
z...
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